De Rocher Chembessi

« Le Bondinini », la nouvelle tendance sur les réseaux sociaux au Bénin

Depuis la tonitruante sortie médiatique du Chef de l’Etat à propos de la grève des travailleurs, une nouvelle tendance a vu le jour sur les réseaux sociaux des internautes du Bénin. En effet, le « Bondinini » pour certains ou « le Bondissement » pour d’autres, cette vague qui embrase les médias sociaux du pays est liée à une des attaques du président Boni Yayi contre les centrales syndicales : « …Je les ai tous dans ma main. J’observe tout. Je vois tout. Quand je vais bondir… » Et c’est ce dernier mot qui donne tout le sens à la nouvelle tendance. Une simple manière pour les internautes de se moquer de leur Chef d’Etat ou de se méfier de ses attaques ? Reportage en images…

"J'adore les artistes ivoiriens.....voila une occasion en or pour créer un nouveau concept...!!!!!" Propos de l'internaute ayant publié cette image sur facebook
« J’adore les artistes ivoiriens…..voilà une occasion en or pour créer un nouveau concept…!!!!! » Source : Un internaute de Facebook

 

"Je veux bondir sur un ami syndicaliste chez qui je viens d'arriver. Il n'a pas idée de ma mission. Moi un mouvancier bon teint. Après lui , c'est le tour de Lokossou, Issě , Todjinou et les autres démocrates allergiques à notre manière ,Nescafe ,de gérer le pays. Je vais bondir" Aboubakar Takou, Journaliste radié de la profession en 2011 par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication pour offense au Chef de l'Etat Boni Yayi
« Je veux bondir sur un ami syndicaliste chez qui je viens d’arriver. Il n’a pas idée de ma mission. Moi un mouvancier bon teint. Après lui, c’est le tour de Lokossou, Issě, Todjinou et les autres démocrates allergiques à notre manière, Nescafé, de gérer le pays. Je vais bondir » Source: Aboubakar Takou, journaliste radié de la profession en 2011 par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication pour offense au Chef de l’Etat Boni Yayi

 

 

 

"Là, le bond du roi", propos de l'internaute ayant publié l'image sur Facebook.
« Là, le bond du roi », Source: Un internaute de Facebook.
"Excellence Mr le Bondisseur , peut on désormais faire des marches en toute quiétude? Sans que tu bondisse sur nous ?" Source: Internaute de Facebook
« Excellence Mr le Bondisseur, peut-on désormais faire des marches en toute quiétude? Sans que tu bondisses sur nous ? » Source : internaute de Facebook
"Attention, il va bondir", Source: Un internaute de Facebook
« Attention, il va bondir », Source: Un internaute de Facebook
Source: Internaute de Facebook
Source : internaute de Facebook
"J'espère qu'il sera plus efficace que cet animal", Source: Internaute de Facebook
« J’espère qu’il sera plus efficace que cet animal », Source : internaute de Facebook

 

 

 

 

 

 


Nasser Yayi, entre discrétions et réseaux sociaux.

Nasser Yayi, fils du président de la République du Benin
Nasser Yayi, fils du président de la République du Benin

Il y a quelques semaines, l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique » consacrait un grand dossier aux fils des chefs d’Etat du continent africain. Du parcours discret de certains, aux ambitions affichées d’autres de s’affirmer dans la vie politique de leurs pays, ou encore de la carrière militaire très remarquée d’un petit groupe d’entre eux, « Jeune Afrique » a présenté en plusieurs articles les portraits de fils de chefs d’Etat encore en activité sur le continent.

Un dossier qui aura suscité un grand intérêt auprès des lecteurs africains. Ces derniers qui voulaient savoir davantage sur le cercle familial des différents pouvoirs aux commandes sur le continent. Bien que les responsables du groupe de presse n’ont pas annoncé la fin de cette série, il y a avait un nombre impressionnant de béninois qui brûlaient d’envie d’en savoir un peu plus sur le parcours et la vie des enfants du chef de l’Etat du pays. Mieux encore, sur l’un de ses fils présenté par les médias locaux comme un disciple émérite de son père.

Nasser Yayi, un Oublié de Jeune Afrique?

Nasser Yayi, puisque c’est de lui qu’il s’agit fait figure de très proche collaborateur du président Boni Yayi au palais de la République. Issu du premier du mariage du Chef de l’Etat, il est désigné comme un probable héritier politique de son père, notamment dans la ville de Parakou, à 450 km de la Capitale où Boni Yayi conserve une bonne côte de popularité. En attendant que « Jeune Afrique » ne se penche en détails sur la carrière professionnelle de ce fils de Boni Yayi, il est connu de tous au Bénin, que Nasser Yayi est le secrétaire permanent du Conseil Présidentiel de l’Investissement. Un poste dont il a pleine compétence qu’il occupe depuis Octobre 2011.

Nasser Yayi: le technocrate au service de la Nation?

Titulaire d’un doctorat (PhD) en Economie de l’Environnement, Nasser Yayi a été enseignant de macroéconomie dans des universités américaines. Un parcours d’enseignant dont il parle fièrement sur les réseaux sociaux car il lui aura permis de se confronter avec des jeunes américains sur leur conception du développement de l’Afrique, notamment de la dette ou l’aide au développement. Considéré dans certains milieux, notamment proches du pouvoir comme un brillant étudiant, Nasser Yayi aurait bien avant l’accession de son géniteur au pouvoir manifesté le désir de servir la République. En effet, c’est ce qu’on peut lire dans certains articles de presse parus en Octobre 2007 qui revenaient sur son parcours.

Aujourd’hui, qualifié comme un cadre valeureux et ambitieux toujours dans la même sphère présidentielle, Nasser, est en charge de l’amélioration du climat des affaires et de l’investissement privé, la promotion du dialogue secteur public et secteur privé au Bénin. Une mission, pour le moins périlleuse, en raison des nombreux soubresauts qui jalonnent le mandat de son papa-président.

Et au dernier rapport sur le Doing Business 2014, publié en Octobre 2013, il a fallu pour Nasser Yayi de se défendre à travers une grande campagne médiatique pour prouver les performances qu’auraient réalisées le Bénin dans l’amélioration du climat des affaires. Est-ce parce que Nasser est le fils de Yayi qu’on croirait peu à ses valeurs personnelles, ses compétences et ses prouesses à la tête du Conseil Présidentiel de l’Investissement ? En attendant que les béninois, les plus sceptiques ne répondent à cette question, Nasser Yayi s’illustre aussi dans tout un autre domaine. Les réseaux sociaux…

Nasser Yayi, le Social Netwoker?

Connu pour être très peu bavard et présent dans les médias locaux, Nasser Yayi semble avoir trouvé le moyen le plus court pour s’exprimer au peuple, notamment à ses pairs de la jeunesse. Depuis quelques mois, le fils du président de la République est devenu très actif sur les réseaux sociaux notamment Facebook, qu’il utilise prioritairement pour le partage d’informations avec ses amis virtuels. S’il ne se verse pas dans la propagande au profit du régime de son père, Nasser Yayi s’illustre tout de même relayant des déclarations tapageuses de la plupart des chefs d’Etat du continent.

Et certains y voient bien dans cette stratégie que Nasser ne serait qu’à l’école des chefs d’Etat africains afin de se forger une carapace d’hommes politiques aguerris. Aussi serait-il un moyen plus court pour lui de se faire connaître davantage de la jeunesse pour de probables joutes politiques futures. Une stratégie qui semble bien marcher car le nombre de personnes qui s’intéressent à ces  « post » est en pleine augmentation.

Du Nasser de l’ombre au Yayi du grand public, sans doute encore quelques réglages et ce sera fait !


Au Bénin, passe d’armes entre le chef de l’Etat et les travailleurs

Boni Yayi, un bourreau pour ses compatriotes?
Boni Yayi, un bourreau pour ses compatriotes?

Face au durcissement du ton des centrales syndicales béninoises qui observent depuis quelques semaines une grève générale, le chef de l’Etat a réagi ce lundi 27 janvier 2014 à l’occasion d’une cérémonie. Une présentation de vœux qu’il a tenue avec quelques organisations de la jeunesse proches du pouvoir. Boni Yayi n’est pas allé avec le  dos de la cuillère pour s’en prendre aux travailleurs, mais en particulier aux syndicalistes qu’il accuse d’être manipulés.

Dans son adresse aux jeunes, Boni Yayi pointe d’un doigt accusateur, pour une nième fois, l’homme d’affaires Patrice Talon avec qui, il est en guerre ouverte depuis plusieurs mois. Sans ambages, le chef de l’Etat déclare détenir des preuves et des informations que la paralysie générale de l’administration publique, qui s’observe au pays de la violente répression de la marche syndicale du 27 décembre dernier, est une machination de l’homme d’affaires et de ses adversaires politiques. C’est pourquoi lui, garant de l’ordre constitutionnel, ne pourra céder aux chantages. A cet effet, Boni Yayi, bien que menaçant, demande aux syndicalistes de faire ce qu’ils veulent. Par des propos va-t-en-guerre, ce sont tous les travailleurs du pays que le chef de l’Etat veut intimider. Ils seraient tous à la solde d’esprits mal intentionnés pour le chasser du pouvoir avec une stratégie élaborée depuis Paris, où s’est réfugié Patrice Talon. Coutumier de ces propos incendiaires, Boni Yayi a ouvertement menacé les syndicalistes. « Ils sont tous dans ma main, je les observe jusqu’au jour où je vais bondir (…).  J’ai dit laissez les marcher, marcher, marcher ! S’ils ont besoin de rangers, on va le leur commander… ». D’autres diatribes ont aussi constitué le monologue de plus d’une heure du chef de l’Etat face aux jeunes qui sont venus l’écouter sur les programmes du gouvernement pour les sortir de la précarité ambiante.

Au lendemain de ces invectives contre les travailleurs, les Béninois ne doutent point d’une réplique des syndicalistes à la hauteur des agressions du chef de l’Etat. Et quelques heures plus tôt, ils étaient déjà montés au créneau pour s’offusquer contre les défalcations sur leur salaire du mois de janvier pour fait de grève. Quant aux magistrats, ils menacent déjà de passer d’une grève de 72 heures par semaine à un débrayage illimité à compter de la semaine.


L’Afrique, la convoitée ?

AfriqueL’Afrique est en plein essor économique ! Une croissance économique estimée à une moyenne de 5 %. Même bien loin de l’apothéose et des performances miracles de l’économie asiatique de ces dernières années, c’est une prouesse mondialement reconnue. Du coup, « l’Afrique est un continent d’avenir », se plaisent à défendre les analystes. Un continent d’avenir qui suscite maintes convoitises.

Longtemps, c’est la France-Afrique qui cristallisait les attentions. Bien que décriée cette France-Afrique, aucun politique français n’aura finalement réussi à marquer la rupture avec cette tradition aussi « vieille » que le monde contemporain. François Hollande, grand défenseur « oral » de la fin de la France-Afrique l’a appris à ses dépens. Et le récent sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique en est bien une illustration poignante. Au-delà des questions sécuritaires, il a été l’occasion pour la France, au détour d’un forum économique l’ayant précédé, de « quémander » une part considérable dans l’économie africaine. En effet, la France semble avoir perdu de grosses parts d’investissements sur le marché africain même dans ses anciennes colonies. Une situation, déjà trop catastrophique pour le pouvoir de Hollande, conscient que l’Afrique est le continent d’ « avenir ». Selon l’Elysée, le sommet aurait servi à élucider la question « comment travailler ensemble pour que la croissance du continent africain puisse être bénéfique à tous ? »  Un modèle franco-africain de croissance qui contribuera à sortir les Africains de la misère et de la pauvreté, la France et plus largement l’Europe à juguler sa crise économique.

Et si Hollande s’évertue à remettre de la France au cœur de l’Afrique économique, la faute sans doute à ces nombreux pays qui, à chaque instant s’intéressent à l’Afrique.

La Chine au coeur de l'Afrique, Source: www.contrepoints.org
La Chine au coeur de l’Afrique, Source: www.contrepoints.org

La Chine, en tête de peloton serait le maître d’ouvrage du renouveau africain. Avec un modèle de coopération ultra économique avec l’Afrique, la Chine s’impose dans toutes les sphères de l’économie africaine. Des échanges commerciaux estimés à plus 180 milliards de dollars en 2012, la construction et le don du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba à plus de 200 millions de dollars, la construction de routes, d’écoles, d’hôpitaux, des stades, des raffineries de sucre, et une part importante dans le pétrole du continent, la Chine va au-delà d’une simple convoitise de l’Afrique. Et le dernier forum sino-africain de coopération a été une nouvelle occasion pour les dirigeants de l’empire du Milieu de donner la preuve de leur profond « amour » pour l’Afrique.

L’Afrique de demain, ils sont bien nombreux de pays à participer à son édification. Chacun y va de sa stratégie et de son modèle de coopération. Les émirs pétroliers du golfe Arabo-Persique, usent d’une stratégie de bienfaisance et d’assistance humanitaire, qui fait déjà son effet. Le Fonds koweïtien d’investissement, la Banque islamique d’investissement et de commerce, la Fondation du Qatar, et dans une moindre mesure la Turquie réussissent tant bien que mal à s’imposer dans nombre de secteurs porteurs pour l’économie africaine dont notamment l’agriculture et le pétrole.

Au nom de la coopération Sud-Sud, l’Inde, le Brésil et même l’Afrique du Sud veulent sortir de l’ombre de grandes puissances économiques sur le continent. S’il existe un modèle de coopération Inde-Afrique bien connu basé sur la migration massive des Indiens sur le continent pour des investissements d’affaires dans le secteur minier en Afrique du Sud, sylvicole, agricole et dans l’exportation des produits cosmétiques sur le reste du continent, l’Afrique du Sud, le Brésil, la Russie et les autres repensent sans doute les leurs. Dans le magazine African Business en 2011, le premier ministre indien Manmohan Singh, déclarait lors d’un forum Afrique-Inde au siège de l’Union africaine « Ce sommet est une occasion pour les deux partenaires de renforcer leur coopération dans divers secteurs allant de l’agriculture à la télémédecine en passant par les infrastructures, la formation et le transfert des technologies, ainsi que la sécurité alimentaire et le partage des informations. » Aussi, insistera-t-il que « l’Inde et l’Afrique ont la particularité de disposer d’immenses ressources humaines et naturelles. Notre principe est de ne pas imposer nos valeurs aux pays africains ».

L’avenir du monde se joue-t-il autant en Afrique ?

Bien qu’il reste beaucoup à faire pour tenir ce rang du poumon de l’économie mondiale de demain, l’Afrique est sans équivoque le centre des grandes convoitises mondiales. Pour preuve, entre autres, la récente tournée du premier ministre japonais Shinzo Abe en Afrique et  l’annonce faite par l’administration Obama d’organiser à la Maison Blanche en août prochain un sommet Etats-Unis/Afrique. Ce dernier sera précédé d’une rencontre avec les jeunes leaders du continent dans le cadre du Young African Leadership Programme (YALI). Le continent fait l’objet de convoitises autour de son fort potentiel en matières premières, le grand marché d’écoulement de produits manufacturés qu’il représente pour le futur, la jeunesse de sa population qui servira de main-d’œuvre « bon marché » pour les grosses firmes industrielles ancrées dans la délocalisation et la colocalisation.

Cet attrait que représente l’Afrique  peut bien donner lieu à de conflits entre ces grandes puissances. La Chine a-t-elle vu d’un bon œil la visite sur le continent du premier ministre nippon Shizo Abe, qui comme une provocation s’est achevée en Ethiopie, un pays considéré comme la base arrière de la Chine sur le continent. Une chose est certaine, le Japon, « pays du soleil levant » veut se défaire de sa tunique d’éternel donateur pour muer en un véritable partenaire commercial de l’Afrique.

Et que dira la France de la nouvelle formule d’Obama ? Barak Obama, lui qui depuis sa prise de pouvoir en 2008 s’est montré peu regardant sur l’Afrique. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’il existe depuis des années des facilités d’échanges commerciaux que les Etats-Unis accordent à certains pays africains pour l’exportation sur le sol américain de certains produits.

De la convoitise extrême d’un continent, l’Afrique, à une guerre plus que géostratégique entre les grandes puissances, nous y sommes presque !


Monde : Devenir riches en « spoliant » les pauvres?

Bill Gates, le numéro 1 des plus grosses fortunes du monde en 2013
Bill Gates, le numéro 1 des plus grosses fortunes du monde en 2013

Ils sont 85 ! Tout juste 85 à posséder une fortune égalitaire avec plus de 3,5 milliards de la population mondiale. Ces chiffres rendus publics par l’Organisation non Gouvernementale Oxfam vient relancer le débat sur la pauvreté et les inégalités de revenus dans le monde. Et juste après leur publication, les analystes qui tentent de justifier ce fossé de répartition de la richesse semblent l’associer à une spoliation des plus pauvres par les riches. Dans la lutte des classes sociales, vieille de milliers d’années, les riches ont-ils fini par gagner ? Vrai ou faux !

Les dégâts de la crise économique de 2008 se font encore ressentir. Ils font encore parler d’eux dans le quotidien de l’humanité. C’est en tout cas ce que semble expliquer le rapport de l’ONG Oxfam sur les inégalités de revenus dans le monde. En effet, l’Ong qui vient de démontrer que 1% de la population vit avec une richesse égale à celle de 99% de la population mondiale ; estime que ces inégalités qui se sont largement détériorées ces dernières années, seraient étroitement liées à la crise économique.

Aujourd’hui, peu importe que la crise économique soit coupable de cet état de chose. Mais le grand constat serait une extrême spoliation des plus pauvres par les riches pour s’enrichir davantage.

Il n’est point un secret pour personne qu’on ne peut devenir riche sans entreprendre. Mais il semble aussi difficile d’entreprendre sans être riche, ou du moins disposer d’un capital. Le savoir ou le savoir-faire, à eux tous seuls semblent avoir montré leurs limites. Les idées à elles ne suffisent point. Et la volonté, elle aussi semble avoir perdu de tout son poids pour réussir en entreprise. Il faut en tout lieu un capital, déjà longtemps la propriété d’une minorité. Toutefois, il y a bien des exceptions de richissimes hommes d’affaires sortis de nulle part qui ont réussi à se glisser dans ce cercle hermétique des multi milliardaires ou maîtres de la fortune mondiale.

Cependant, il y a bien une indignation qui s’observe autour d’un système à peine voilé de la spoliation des plus pauvres par les riches. De nombreux analystes soutiennent que les riches honorent moins leurs engagements fiscaux que les plus pauvres. Ces derniers harcelés en raison de leur vulnérabilité.

De ce système, on retient les célèbres évasions fiscales, la déréglementation financière dans l’accès au crédit, les mesures d’austérité, la confiscation des recettes issues du pétrole et des exploitations minières, etc… Les inégalités de revenus décriées par l’Ong auraient aussi leurs sources dans les discriminations basées sur le genre, les catégories socioprofessionnelles, et les provenances géographiques dans le monde. Ainsi, la « marginalisation » de la société africaine et le peu de « soutien » à l’égard de certains peuples de l’Asie où vivent la grande cohorte de pauvres, pourraient bien être associés aux causes profondes de cette effroyable inégalité de revenus.

Mais les riches ont-ils finalement remporté la lutte des classes sociales ? Cette interrogation met en jeu une évidence suivant lesquelles la richesse s’est transmise de génération en génération aux mêmes personnes, aux mêmes familles et clans. Et si rien ne se fait dans l’immédiat, l’inégalité de revenus serait encore plus aigue dans les prochaines années. Et qui parle d’inégalités de revenus n’est pas bien loin des inégalités de bien être aussi profondes qu’inquiétantes.

Le monde est-il donc devenu la propriété d’une minorité ?