De Rocher Chembessi

De jeunes Européens renforcent les rangs djihadistes en Syrie

Quelques Djihadistes, Source: Le monde
Quelques djihadistes, source : Le Monde

En France, c’était la grosse actualité du dernier week-end. Deux lycéens français partis en guerre en Syrie aux côtés des djihadistes qui s’opposent à l’armée régulière encore fidèle au président Bachar El-Assad. Et des détails révélés par les autorités françaises, le djihadisme fait de nombreux élus en France et particulièrement en Europe. Une occidentalisation du mouvement de la guerre « sainte » qui fait peur.

En Europe, il y a bien des adeptes de l’islamisme radical. Ils sont environ deux milliers à faire allégeance aux groupes islamistes dans différentes zones de combat politico-religieux dans le monde. Dans la crise malienne, on se souvient encore que c’est un Breton d’origine qui était le chef du commando d’Aqmi dans la ville de Tombouctou.

On se souvient encore de ce jeune Français d’origine malienne ayant tenté de rejoindre les islamistes au front. Peu avant l’opération Serval de l’armée française au nord du Mali, c’est un réseau de terroristes présumés installés en France qui fut démantelé par les services de renseignement. Autant d’éléments qui suscitent bon nombre de suspicions sur la montée en puissance de l’idéologie terroriste en France.

Et avec la crise politique en Syrie, les choses sont allées très vite. Les groupes djihadistes ont trouvé le bon canal pour atteindre plus de monde. Une stratégie basée sur l’assimilation de la guerre qu’ils mènent en Syrie à une action humanitaire pour « libérer un peuple d’un dictateur » motive davantage de nombreux jeunes européens de s’engager à leurs côtés.

C’est d’ailleurs ce qui fait réfléchir les services de sécurité. Dans cette histoire, une chose est certaine. Les autorités européennes ont perdu le contrôle du système de recrutement et de mobilisation des jeunes Occidentaux au djihad. Tout se jouera au retour en Occident de ces jeunes partis en Syrie. Peu connus des services de renseignement, ils peuvent bien devenir une menace sérieuse pour la paix et la sécurité des pays. Du djihad « humanitaire » aux attentats terroristes en Europe, cela fait craindre…


La stratégie du «si le peuple le réclame…»

Le Général Al Sisi, l'homme fort de l'Egypte...
Le général Al-Sissi, l’homme fort de l’Egypte…

C’est fait ! A une majorité écrasante de 98, 2 %, la nouvelle Constitution égyptienne vient d’être votée. Un « oui » qui permet au général Al-Sissi de maintenir son hégémonie sur le peuple du pays des pharaons.

Ce vote, il l’avait bien prédit. Pendant les campagnes électorales, le général ne sentait aucune gêne à l’idée de savoir qu’il pourrait se porter candidat à la  prochaine présidentielle. Et il martelait très sereinement « si le peuple le réclame ». Il faut souligner que pas plus de 38, 6 % des électeurs se sont prononcés. Dans leur grande majorité, les Egyptiens ne se sont pas associés à cette mascarade électorale.

Mais cette machination du « si le peuple le réclame » est bien loin d’être une invention du général Al-Sissi. Sur le continent, elle foisonne. Dans nombre de pays où le pouvoir présidentiel fut conquis par des coups de force, ceux qui se hissent au fauteuil présidentiel ne manquent pas de faire appel à cette formule magique du « si le peuple réclame ». Une manigance qui contrarie assez bien souvent avec les promesses de ces leaders. En effet, ils sont bien nombreux ces arrivistes qui font la promesse de ne pas se présenter à la magistrature suprême après la très tumultueuse période de transition.

Une promesse qu’ils ont bien du mal à honorer. Du coup, ils se lancent dans une stratégie de forcing qui s’avère gagnante pour certains.  Nombre d’entre eux sont devenus des présidents à vie. Cette formule est encore la baguette magique de quelques chefs d’Etat. Une modification de la Constitution par un référendum avec un « oui » très largement majoritaire n’est rien d’autre qu’un « si le peuple le réclame » pour idolâtrer la fonction présidentielle.

Une telle manœuvre peut s’avérer suicidaire autant pour le pays que pour son instigateur. L’ancien président du Niger, Mahamadou Tandja, qui s’est maintenu au pouvoir après avoir usé du « si le peuple le réclame » pour modifier la Constitution s’est vu emporter par un coup d’Etat militaire largement applaudi par les populations locales.

En Guinée Conakry, Moussa Dadis Camara, a été stoppé net dans son ambitieux projet d’exploiter le « si peuple le réclame » pour légitimer son pouvoir acquis par la force militaire au lendemain du décès du président Lansana Conté.

Est-ce  le peuple qui réclame le maintien au pouvoir de ces chefs d’Etat ? Est-ce vraiment le peuple qui plébiscite l’un ou l’autre à la tête des Etats africains ? Cette pratique du « si le peuple le réclame » est-elle propre à l’Afrique ?

L’Afrique est bien loin d’être le dépositaire universel de cette pratique . C’est aussi une tactique  prisée dans les pays de l’Amérique latine adeptes de la révolution bolivarienne, dans les pays de l’ancien bloc soviétique, et dans certains pays de l’Asie. Seule l’Union européenne semble ne pas être emportée dans cette comique démocratie du « si le peuple le réclame ».

De plus, certains analystes réalisent qu’elle est bien loin d’obtenir l’aval du peuple. Dans le seul cas égyptien, on s’aperçoit que c’est une partie du peuple qui a « réclamé » la mutation du pouvoir du général Al-Sissi. C’est bien aussi le même scénario dans les autres pays où la tentation du forcing du peuple est utilisée. Et très souvent, c’est une infime partie du peuple qui est instrumentalisée pour la mise en scène. Ce qui fait qu’elle donne lieu à de nombreuses tensions politiques.

Mais avec la dernière élection présidentielle à Madagascar, ne va-t-on pas vers une nouvelle formule du « si le peuple le réclame » en Afrique ? Une formule à la russe comme ce qui s’est passé avec Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev ?

Après avoir tenté en vain de se porter candidat à la présidentielle pour légitimer par les urnes son pouvoir acquis par la force  en 2009, le président de la transition Andry Rajoelina a su œuvrer pour la victoire de son porte-flambeau Hery Rajaonarimampiana comme président de la République de Madagascar. Un triomphe qui donne bien le droit aux populations de s’interroger sur qui gouvernera le pays entre les deux hommes ou un probable retour de Andry Rajoelina au pouvoir dans les toutes prochaines années. Et c’était bien cette stratégie du « si le peuple le réclame » que voulait aussi exploiter l’ancien président déchu Marc Ravalomanana pour retourner sur la grande île en espérant une victoire de son candidat Robinson Jean Vincent.

« si le peuple le réclame », une pratique bien pensée pour le blanchiment des pouvoirs très controversés…

« si le peuple le réclame », la belle formule pour imposer sa volonté au peuple…


Vous aviez dit « Vie privée » ! Pardon il y a pire…

Des chefs d'Etats du G20
Des chefs d’Etat du G20

 

 

 

 

 

 

 

 

En France, l’affaire fait grand bruit. Elle revient malgré tout au-devant la scène. François Hollande n’a finalement pas réussi à désamorcer la bombe de sa supposée relation avec l’actrice Julie Gayet. La faute, pas au magazine Closer, mais aux autres médias qui enflent la polémique. Et pis encore à sa duchesse qui, aux dernières nouvelles, a porté plainte contre le magazine people pour « atteinte à sa vie privée ».

Cette affaire ne m’intéresse guère. Elle ne m’émeut point. Non parce que je ne suis pas français, mais juste que, comme le dit si bien François Hollande lui-même, c’est une affaire privée. Et « une affaire privée se traite privé ». Bien dit Monsieur le Président !

Sous d’autres cieux, on ne compte même pas les maîtresses et autres « putes » du boss du palais présidentiel. Hollande n’a joué que sur son instinct d’être humain insatiable. La libido de Hollande n’est pas pire que celle des autres politicards qui se sont transformés en donneurs de leçon au nom de la sacralité d’une fonction présidentielle. Sacrilège !

Mais comme mon bon sens m’impose le silence sur certains sujets qui froissent avec la pudeur, je donne non pas ma langue au chat, mais ma plume au feu.

Sauf que voilà, cette affaire ouvre une autre parenthèse dans ma vie de blogueur. Elle déchaîne ma curiosité de journaliste. Mais tranquille, ce n’était pas pour connaître le nombre de présidents polygames au monde, ni leurs maîtresses, encore moins ceux qui ont de relations intimes avec « les filles » du cabinet présidentiel.

Dans cette polémique, je me suis retrouvé nez à nez avec toute une autre affaire aussi croustillante que les amourettes de Hollande et de ses camarades de présidents dans le monde. C’est de la vie privée, me diriez-vous ! J’en suis convaincu. Et au nom du respect de cette vie privée, je me garde d’en faire une affaire privée.

Mais voilà, qu’elle outrepasse même les limites d’une vie privée. Elle transcende même ce qu’ils appellent si bruyamment la sacralité de la fonction présidentielle.

Faure Gnassigbé, je ne sais s’il est encore le « benjamin » des chefs d’Etat en Afrique. Mais ce que je sais, il vient de faire son entrée dans un cercle influent sous la bénédiction du président congolais Denis Sassou Nguesso. Selon la Lettre du Continent N° 673 du 1er janvier 2014, le grand maître Sassou vient de mettre fin à la singularité de Faure Gnassigbé.

Mais le filleul de Sassou ne se conforme qu’à une tradition vieille autant que le monde. Dans aucun pays au monde, il n’existerait de chef d’Etat qui ne s’intéresse à cet autre monde.

La vie occulte de nos chefs d’Etat est-elle moins « sordide » que leurs virées amoureuses et/ou extraconjugales? Ils sont bien nombreux ceux qui s’entourent d’experts occultes pour des conseils plus ou moins mystiques et avisée. Dans une enquête spécialement dédiée à ceux d’Afrique, on réalise qu’autant ils sont fanatiques de la franc-maçonnerie, autant ils sont sous l’emprise du maraboutage de tout acabit.

Qu’ils soient anciens ou nouveaux, jeunes ou vieux, musulmans ou chrétiens, juifs ou orthodoxes, leur pouvoir est bien marqué par une influence non moins importante de ces lobbies occultes.

En France, on connaît à François Hollande sa « maîtresse », mais ignore-t-on autant la loge occulte dans laquelle il officie. Une chose est certaine, ce n’est pas l’Eglise de la scientologie. Idem pour l’Américain Barak Obama, dont les origines africaines et sa familiarité avec le monde des affaires aux Etats-Unis ne peut laisser personne indifférent. Les marabouts kényans, les cadors du Bloomberg et les dignitaires illuminati ne seraient pas bien loin de la Maison Blanche.

Pas besoin de se questionner quand on lorgne vers la Russie et ses anciens alliés du bloc soviétique, l’Asie avec ses nombreuses divinités traditionnelles célébrées avec faste, l’Amérique latine et l’Océanie dont les populations sont encore très attachées aux cultes hindou et maya. Et les dirigeants des pays du monde arabe tiraillés par leurs convictions chiites et sunnites de l’islam montrent combien le mystique est dans le pouvoir.

Et vous quelle est la vie occulte de votre chef d’Etat ? Moi j’en connais un très fortement influencé par les lobbies évangéliques qui sont les premiers conseillers du palais présidentiel. Sans eux, pas de pouvoir pour le président de la République…


Bénin : un dignitaire du régime est tombé…

Justin Gbènamèto, ancien procureur de la République...
Justin Gbènamèto, ancien procureur de la République…

On l’appelle Justin Gbènamèto. Il est l’un des magistrats les plus connus du Bénin. Sous le régime de Boni Yayi, encore au pouvoir jusqu’en 2016 au Bénin, il fut l’une des pièces maîtresses de toutes les scabreuses affaires l’ayant éclaboussé.

Mais voilà ! L’ancien procureur de la République du tribunal de première instance de Cotonou vient d’être radié du corps de la magistrature. La nouvelle qui fait la boucle de la presse béninoise est tombée en début de soirée de ce mercredi. Justin Gbènamèto indexé par nombre de Béninois comme une marionnette du pouvoir l’a appris à ses dépens.

On le savait sous résidence surveillée. Il faisait depuis quelques jours objet de filature. Il était suivi et poursuivi dans ses faits et gestes. Quelques heures après son éviction du corps des magistrats par le Conseil supérieur de la magistrature, il déclare que la horde d’hommes en armes déployés pour assiéger sa maison le poursuivrait jusque dans son église où il officie comme pasteur.

Mais qui est Justin Gbènamèto ?

Nommé dans la foulée de l’affaire ICC services à la suite de l’incarcération de l’ancien procureur Constant Amoussou, accusé d’être de connivence avec les escrocs de ICC services, le magistrat devenu procureur se fera vite remarquer. Dans plusieurs affaires qui éclaboussent le régime de Boni Yayi, il prend la défense du pouvoir.

Tout commence par sa tonitruante conférence de presse aux côtés de l’actuel directeur de la police nationale qui lance le feuilleton de « tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat ». Plus tard, c’est encore lui qui annonce tambour battant qu’un coup d’Etat contre Boni Yayi vient d’être démantelé et les présumés commanditaires arrêtés par les services de sécurité. C’est aussi le début de l’affaire « tentative de coup d’Etat contre Boni Yayi ». Dans sa gestion de ces deux sulfureuses affaires, l’homme se montrait toujours aux ordres du pouvoir. A maintes reprises, il était revenu à la charge pour démontrer la culpabilité des mis en cause. Il a même été à la base de certaines messes de compassion à l’endroit du Chef de l’Etat dans son église.

Au Bénin, on a encore mémoire ses appels contre la décision du juge d’instruction Angelo Houssou, aujourd’hui en cabale aux Etats-Unis qui prononçait un non-lieu général. Bien que la cour d’appel de Cotonou est confirmée ces non-lieux, partiellement, le procureur n’avait pas manqué de saisir la Cour suprême, convaincu que le chef de l’Etat avait subi de préjudices graves dans ces affaires.

A Cotonou,  Justin Gbénamèto et Boni Yayi, c’était le couple presque parfait. La belle lune de miel. Combien étaient-ils ces proches du pouvoir qui n’encensaient pas cet homme d’Eglise ? Combien étaient-ils ceux qui ne voyaient pas en lui le justicier parfait dans le camp du régime Yayi ? Justin Gbènaméto était devenu le chouchou d’une horde de politiciens abonnés au palais de la Marina.

Mais patatras, une banale affaire immobilière le propulsera dans la ruine. Justin Gbénamèto  est accusé de corruption, en quelques mois c’est la déchéance. D’abord suspendu de son poste de procureur de la République, il sera plus tard limogé et remplacé par un autre très proche de Boni Yayi. Mais la disgrâce fut très douloureuse. Ecouté dans la journée en début de semaine par le Conseil supérieur de la magistrature, Justin Gbènamèto subira un verdict assez lourd. Une radiation pure et simple du corps.

La suite, seuls les initiés le savent…


Au Bénin, Michel Djotodia loin d’un exilé…

Michel Djotodia sur un chantier de construction à Abomey-Calavi, Source: La Nouvelle Tribune
Michel Djotodia sur un chantier de construction à Abomey-Calavi, Source: La Nouvelle Tribune

En optant pour un « exil » au Bénin, Michel Djotodia était bien loin de faire un mauvais choix. L’ex chef rebelle, forcé à quitter les locaux du Palais de la Renaissance à Bangui est aujourd’hui dans une nouvelle posture à Cotonou. Selon des informations et des images relayées dans la presse locale, Michel Djotodia se la joue douce, très douce même au Bénin.

A l’annonce de l’exil vers le Bénin de l’ancien président de la transition de la République Centrafricaine, il était connu de tous que l’homme faisait tout simplement le choix d’un pays qu’il connait très bien. Un pays dans lequel il a séjourné par le passé mais à la prison civile de Cotonou. Il devrait aussi atterrir dans le pays de sa femme, Chantal Djotodia avec qui, l’homme aurait eu un enfant. Une femme qu’il n’avait pas hésitée à mettre dans le rôle de la première dame durant sa courte fonction de président de transition.

Au regard de ces éléments, ils étaient bien nombreux ces béninois dont en première ligne les autorités béninois qui ne manquaient de réserver un accueil pour le moins sympathique à Michel Djotodia. Souvenez-vous de mon Welcome Back to Benin personnel adressé à l’ancien rebelle.

A Cotonou, Michel Djotodia est officiellement interdit de toute activité politique. C’est la loi. Les autorités béninoises le lui ont maintes fois martelé. C’est fini ! Cette époque où le Bénin aurait servi de base arrière pour tout chef rebelle à reconquérir le pouvoir présidentiel à Bangui.

Mais interdire la politique à Djotodia à Cotonou ne veut pas dire lui interdire une vie de luxe. D’ailleurs, il en a droit. Avec son statut d’ex chef d’Etat, fut-il de transition, il mérite un exil doré au Bénin.

Et des informations relayées dans la presse béninoise, l’homme ne veut pas y déroger. Et il pourrait se l’offrir lui-même sans aucune contribution financière des autorités béninoises. Michel Djotodia peut déjà compter sur la manne financière qui serait la sienne après ses activités rebelles, sa courte fonction présidentielle et sa très « grande » mais « tendue » amitié avec l’émir pétrolier du Tchad, le président Idriss Deby Itno.

A Michel Djotodia, l’argent d’un exil de luxe à Cotonou pourrait ne poser aucun problème. On se souvient d’une de ses descentes alors qu’il était dans la rébellion, dans un camp de la Séléka et ou dans la communauté centrafricaine du Burkina Faso avec des mallettes remplies de billet de banque.

Au Bénin, l’homme a pris son quartier général dans la commune d’Abomey-Calavi, en banlieue nord de Cotonou. Et ce n’est pas un choix de hasard. Abomey Calavi avec ses nombreuses cités et ses luxueux quartiers résidentiels est l’une des terres d’accueil des grosses fortunes du Bénin.

Qui a donc dit que Djotodia ne sort pas gagnant de sa démission ? Il a au moins rompu avec le lugubre quartier d’Atrokpocodji, au Nord-Ouest de Cotonou où il se réfugiait par le passé avec son épouse ou la très dégradante prison civile de Cotonou.

Mais ce n’est pas tout ! Le nouveau Michel Djotodia en exil au Bénin, connaîtra très bientôt un nouveau standing. Un plus haut et plus luxueux. C’est ce que lui prédit l’oracle.

L’homme qui vit provisoirement dans une résidence R+1 déménagerait dans quelques mois dans son « propre » domicile. Une maison qu’il construirait à ses propres frais. Il y a été surpris en inspection par des journalistes béninois. Aussi s’offrirait-t-il de belles escapades à travers quelques artères serpentées de la ville dans un cortège pas moins de 04 véhicules.

Rien d’officiel dans les déplacements de Michel Djotodia au Bénin. Pas d’hommes armées en uniforme autour de lui, seulement ceux commis à la sécurité de sa résidence, quelques très proches parents qui jouent aux gardes du corps, suffisent à Djotodia pour prendre le nouveau pouls de Cotonou et ses marques pour son séjour qui pourrait bien être éternel. C’est du moins ce que souhaitent bon nombre de béninois qui voudraient vraiment que Djotodia retourne dans la lutte politique en Centrafrique. En tout cas pas en empruntant une voie détournée des coups de force et de la rébellion.