De Rocher Chembessi

Pourquoi mon mariage sera à la Sénégalaise ?

Quelques célébrités du Sénégal, Source: www.vipeoples.net
Quelques célébrités du Sénégal, Source: www.vipeoples.net

Hier, c’était l’amour ! Aujourd’hui le mariage sans doute ! Comme tous les 14 Février, la tradition de la célébration de l’amour sous ses milles couleurs a été observée dans chaque coin du globe. On se renouvelait l’un à l’autre, ses amours, son vœux du mariage dans le futur, son souhait d’une vie de couple bien garni.

A cet exercice, j’ai voulu m’y essayer ! Mais je n’y suis jamais arrivé ! Ce n’est ni par manque d’amour pour quelqu’un, ni par manque de volonté. Mais tout simplement, je voulais m’assurer que toutes les promesses que j’aurais pues faire, je serais en mesure de les honorer. Mais en fait, j’étais encore sous le poids de la fatigue de mon voyage de début de semaine sur Dakar, la capitale sénégalaise.

Dans cette masturbation intellectuelle, je me rappelai d’un coup qu’il y a une chose que je dois faire pour mon mariage. Cette imagination subite n’est rien d’autre que les reliques mentales de mes causeries de Dakar. Et mon mariage, il devra tout simplement être à la sénégalaise. Et pourquoi ?

Il y a encore moins d’une semaine, je me faisais découvrir la beauté de la femme sénégalaise. Bon ! Je les savais déjà toutes belles, et très belles même. Mais une beauté dont j’ignorais encore le plus confidentiel des secrets. Je sais que vous, vous me diriez que c’est un secret de polichinelle.

A mon déjeuner du lundi dernier, j’ai une belle chance de ma vie, une chance à la sénégalaise, de me retrouver à la même table que deux grandes étoiles du pays de la Teranga. Étoiles montantes car elles ont tout pour devenir des femmes célèbres du Sénégal. Pas besoin d’une consultation personnelle pour m’assurer qu’elles, comme on le dit chez moi, ont de l’avenir. Mais rassurez-vous, des sénégalaises à ma table de repas, celles destinées à une vie publique en haute dimension, j’en avais déjà connu, et toujours à Dakar en Octobre 2012.

Mais si je vois tout génial dans cette nouvelle retrouvaille avec des sénégalaises, c’est sans doute parce qu’elles m’ont livré un secret dont j’ignorais tout. Ce n’est vraiment pas le côté très traditionnel du mariage sénégalais dont elles parlaient qui m’a séduit, mais ce que m’ont toujours caché ces sénégalaises pour leur beauté envoutante.

Plus maquilleuse qu’une sénégalaise, tu meurs ! Elles seraient championnes toute catégories confondues en maquillage. Et le paroxysme du maquillage à la sénégalaise se vit le jour du mariage. Mes amies de table, ne savaient sans doute pas que je pigeais chacune de leurs révélations. Mais au moins, une me connaissant blogueur, a quand même eu le mérite de dire « Hum ! De Rocher, tu vas parler de nous après hein… ». Un petit sourire en admiration de leur causerie sur la folie du maquillage des femmes sénégalaises et la conversation de « femmes » reprend.

Et voilà qu’on me fera entendre, que pour apparaître sénégalaise à un mariage, il faut à la future épouse pas moins d’une demi-journée pour se mettre mille et une couches de produits cosmétiques au visage. Pas de traces du plus petit des boutons du visage.

De cette causerie de femmes, qui au départ était destinée rien qu’aux femmes tchadienne, béninoise et ougandaise de ma table, je réaliserai que la Sénégalaise ne fait pas les choses à moitié.

Rien de bizarre de voir une sénégalaise passer une journée entière sous les pinceaux et les chiffons d’une maquilleuse, qu’elle soit professionnelle ou non.

Réflexe de blogueur, je me mets à faire des recherches sur internet, car mon séjour étant trop court, je n’aurais pas la chance d’assister à un mariage sénégalais, ni de me rende dans un salon de maquillage. Je ne pouvais non plus inviter une sénégalaise à une soirée Glamour pour apprécier son maquillage et surtout le temps que cela lui aurait coûté.

J’avais trouvé juste. Côté look, les sénégalaises seraient contre le naturel. Pour ce site sénégalais, femme noire ne rime pas avec femme sénégalaise. Le grandissime poète Senghor doit sans doute regretter son texte sur la beauté de la femme noire.

La tendance du maquillage astronomique serait même une marqué déposée dans le pays. Et les célébrités ne s’en lassent point. Chez elles, le maquillage se confond toujours avec le visage. Un maquillage de grandeur avec en prime pour certaines un visage floutée, même les yeux, les lèvres sont atteints par les couches. Et c’est tout simplement Attention à vos chemises Messieurs !

PS : Ce billet est juste pour un peu d’humour ! Sans le maquillage, les femmes sénégalaises sont naturellement belles…


Pourquoi et Comment les Etats-Unis s’opposent à Hamid Karzaï?

Obama et Karzaï à Kaboul en Mai 2012, Source: The Guardians
Obama et Karzaï à Kaboul en Mai 2012, Source: The Guardians

On savait depuis plusieurs mois que leurs relations n’étaient plus au beau fixe. Autorités afghanes et américaines ne parlaient presque plus le même langage. A quelques mois de la fin de son mandat, Hamid Karzaï veut s’extirper de la tutelle de l’administration américaine.

Et les derniers agissements des autorités afghanes confirmeraient les suppositions d’une relation tendue entre les deux alliés. En procédant à la libération de quelques 65 prisonniers talibans, la justice afghane, du moins l’administration Karzaï vient de jeter un pavé dans la marre. Et Washington n’aura pas attendu longtemps avant de s’offusquer que cette décision qu’elle juge à « haut risque » et « peu responsable ». Mieux encore, les autorités diplomatiques du pentagone ont annoncé que l’Afghanistan devrait se préparer à assumer « seul » les conséquences de cet acte.

Même si cette libération peine à se justifier du côté des américains, certains analystes en stratégie de guerre y voient une tentative d’apaisement des relations avec les talibans au détriment des Américains. En effet, l’imminence du retrait des soldats américains des zones tribales serait la cause même de cette décision un peu inattendue de Kaboul. Peu rassuré sur son arsenal militaire pour affronter les insurgés, l’Afghanistan gagnerait mieux à convaincre les islamistes d’accepter des pourparlers pour un accord de paix après le retrait des forces alliées de l’Otan.

D’ailleurs, il y a bien une partie de ces insurgés notamment les protégés du mollah Omar qui ont toujours refusé toute tentative de dialogue avec le gouvernement afghan tant que Hamid Karzaï restera une « marionnette » des Etats-Unis.

Avec ces différentes explications qui tentent de justifier le choix des autorités afghanes, bon nombre d’observateurs ne comprennent pas la réaction énergique et violente des Etats-Unis ? Où est le mal à libérer des prisonniers afin de pacifier un pays longtemps ruiné par une guerre tribale, se demandent légitimement certaines personnes ?

Problème !

Les Etats-Unis, en voulant maintenir en prison certains islamistes réputés très dangereux, voudraient épargner l’Afghanistan d’une situation à l’irakienne. En effet, faute d’accord de coopération militaire entre l’Irak et les Etats-Unis avant le retrait des troupes étrangères, le pays avait été laissé au diktat des forces rebelles. Depuis, les violences communautaires se sont multipliées et les populations totalement exacerbées. Plus aucun jour ne passe sans que l’Irak ne soit visé par un attentat à la bombe ou à une attaque islamiste. Une situation qui perdure malgré les bonnes intentions et les gestes de pacification entre la tribu au pouvoir et les insurgés au début de l’année 2011. C’est ce que redouteraient les Etats-Unis dans le cas actuel de l’Afghanistan où le président Hamid Karzaï refuse d’engager son pays dans quelconque accord de coopération militaire avec les Etats-Unis.

Mais dans les coulisses, c’est tout un autre soupçon qui pèse sur la stratégie amorcée par le président afghan. En fin de mandat, Hamid Karzaï, en se mettant dans la peau du « patriote » préparerait un coup à la Poutine à la tête de son pays. En effet, l’homme espère par ses dissensions actuelles avec l’administration Obama convaincre les populations à faire le choix de son candidat pour les prochaines présidentielles. Ce dernier, une fois élu, devrait modifier la constitution pour permettre le retour au pouvoir de Karzaï à la présidentielle suivante. Et pour exécuter ce forfait, il lui faut le soutien de la communauté Pachtoune, largement « talibanisée ». Puisque pour l’heure, le favori du scrutin Abdullah Abdullah, qui n’est pas le dauphin de Karzaï, n’est non plus de la communauté Pachtoune.

A ce jeu, les Etats-Unis voulant maintenir autant leur domination militaire dans le pays, et leur position de label démocratique dans le monde, ont bien de raison de s’insurger contre la politique de pacification des autorités afghanes.


Face aux échecs des négociations sur le climat: La société civile africaine se mobilise…

Les participants à l'atelier de Dakar...
Les participants à l’atelier de Dakar…

Ils étaient venus des quatre coins du continent à se rendre au Sénégal du 09 au 13 Février afin de réfléchir sur les nouvelles stratégies de la société civile africaine afin d’influencer les prochaines négociations sur les changements climatiques. De nouvelles stratégies qui, semblent s’imposer à eux, en raison des nombreuses dissensions des Etats à s’accorder sur un nouvel protocole climat pour les prochaines années.

Les conclusions de la dernière Conférence des Parties (CoP 19) tenue en Novembre 201 3 à Varsovie ne font pas bonne recette auprès des acteurs de la société civile. Ceux-ci l’avaient déjà manifesté en pleine conférence en boudant les derniers travaux de la conférence.

Conscients de la nécessité d’aboutir à un accord mondial autour de la gestion des changements climatiques, les acteurs de la société africaine, s’étaient donné rendez-vous à Dakar en début de semaine sous l’égide de l’Alliance Panafricaine de la Justice Climatique (PACJA), pour se pencher sur la conduite à tenir lors des prochaines consultations sur le climat. La quarantaine environ, ces acteurs de la société civile voudrait bâtir à travers cette rencontre un consensus sur l’urgence d’une intensification des interventions alternatives loin des négociations habituelles afin d’accroître la pression sur les gouvernements.

En clair, il était urgent pour la société civile africaine œuvrant dans le domaine de la gestion de l’environnement et des changements climatiques, de renforcer leur unité dans les cadres de négociations avec des appels et exigences communes sur la question climatique, de définir de nouvelles stratégies plus cohérentes et complémentaires basées sur des communications régulières et une coordination soutenue des activités de mise en œuvre dans tous les pays et à toutes les grandes croisades mondiales sur l’environnement.

Les différentes discussions de cette réunion qui s’est tenu entre Dakar et l’île de Gorée ont abouti à un document de stratégie connu sous le nom de « l’appel de Gorée ». Ces stratégies visent essentiellement à renforcer les actions de réseautage et de renforcement des capacités au sein des organisations de la société civile, de certains corps professionnels et groupes de personnes, le plaidoyer et le lobbying auprès des différents Etats notamment au niveau africain et des pays qui manifestent leur opposition à adhérer aux nouvelles exigences du protocole d’accord sur le climat, les organisations internationales, sous-régionales, économiques et autres.

Pour Mithika Mwenda, Secrétaire général de l’Alliance Panafricaine de la Justice Climatique, il faudra garder espoir sur l’aboutissement d’un partenariat mondial « réaliste» qui intègre au mieux la préoccupation de la société civile sur la résolution des enjeux climatiques et les Objectifs du Développement Durable (ODD) lors de la CoP 21 de Paris. Cette conférence censée donnée le nouveau départ d’un protocole d’accord sur les climats. Néanmoins, il a réitéré la volonté de la société civile africaine d’être au cœur de la bataille pour se faire entendre.

Enfin, le choix de l’île de Gorée pour abriter la dernière session de l’atelier consacrée à la validation de la stratégie post Varsovie et Post 2015 de la société civile africaine n’est pas un hasard. C’est tout un symbole qui voudrait rappeler aux dirigeants des pays africains qu’ils devront prendre conscience de l’esclavage climatique auquel l’Afrique est soumise par les puissances occidentales. Et sans se réjouir des nombreuses catastrophes naturelles qui secouent actuellement l’Occident avec les inondations en Europe, la sécheresse en Australie, les cyclones en Asie, et les chutes de neige astronomique en Amérique, les acteurs de la société civile présents à Dakar espèrent que ces événements malheureux pourraient faire changer la position de certains pays.

De Rocher Chembessi (Dakar)


Présidents et Malades!

Quelques chefs d'Etat africains inscrits la liste des "Présidents et Malades"
Quelques chefs d’Etat africains inscrits la liste des « Présidents et Malades »

 

 

 

 

 

 

 

 

En Afrique, ils sont bien nombreux ces présidents de la république qui multiplient les voyages sur l’Europe non pas pour des visites d’Etat mais pour des questions de santé. Cette pratique de longue date, a fini par prendre une proportion énorme avec certains chefs d’Etat qui, se retrouvent sans cesse dans les luxueux hôpitaux d’Europe. Simple bilan de santé, opération chirurgicale, hospitalisation de longue durée, la tendance qui se multiplie au fil des années crée de vives polémiques sur l’état de santé des chefs d’Etat africains. Suffisant aux puristes pour affirmer que « ce sont des malades qui gouvernent».

Des chefs d’Etats aux états de santé fragile, qui ne tiennent leur pouvoir que par le biais d’un traitement médical rigoureux. Un traitement médical aux frais des contribuables. Si  la présidence de Côte d’Ivoire a voulu faire preuve de transparence en communiquant sur l’état de santé d’Alassane Dramane Ouattara (ADO) , c’est sans doute le contexte sociopolitique du pays qui s’y oblige. Les proches du pouvoir voulant sans doute protéger leur leader des attaques des prétendants au fauteuil présidentiel, et de l’opposition toujours fidèle à l’ancien président Laurent Gbagbo. En clair, ADO n’est pas malade, mais juste une petite opération pour regain de forme afin de mieux servir ses concitoyens.

Sous d’autres cieux, le mystère continue autour de l’état de santé du président de la république. Les cas de l’algérien Abdelaziz Bouteflika et du camerounais Paul Biya en dit long. Deux vieux barrons qui tiendraient presque grâce aux nombreux traitements médicaux qu’ils subissent chaque année. Si l’algérien fut obligé en raison des dernières rechutes de son état de santé et dans la perspective des élections d’Avril 2014, de faire parler son cabinet, qu’il se porte bien, le « propriétaire » du palais d’Etoundi, Paul Biya surfe encore sur le mystère autour de son état de santé. Mais à chacun de ses voyages en Suisse, la rue camerounaise et l’opposition ne manquent pas de soupçonner le président de s’y rendre pour son état de santé qu’elles jugent « défectueux » pour gouverner un pays. Mais Paul Biya tient le coup même si certaines de ses déclarations donnent clairement raison à l’opposition car il n’aurait presque plus le contrôle de son palais, du pays soumis au diktat de ses proches ministres et autres collaborateurs.

Compaoré - Ouattara: Des Présidents à l'état de santé fragile?
Compaoré – Ouattara: Des Présidents à l’état de santé fragile?

Au même moment, il y a ceux des chefs d’Etat qui doivent faire bonne mine pour ne pas laisser des soupçons sur leur état de santé. Et la plupart sont ces dirigeants au pouvoir depuis de nombreuses années. Dans cette cohorte, il y a le burkinabè Blaise Compaoré, le congolais Denis Sassou N’Guesso, le tchadien Idriss Deby Itno, le zimbabwéen Robert Mugabe, l’ougandais Yuri Museveni et bien avant eux d’autres comme le béninois Mathieu Kérékou, le sénégalais Abdoulaye Wade, etc…

Si certains chefs d’Etats parviennent à résister à la maladie, et tiennent leur pouvoir d’une seringue de fer, d’autres n’ont pas eu cette chance. La maladie a bien eu raison de leur pouvoir. Et le nombre de Chefs d’Etat morts au trône sur le continent pour raison de santé l’atteste si bien.

 

Boni Yayi souvent critiqué pour ses écarts...
Boni Yayi souvent critiqué pour ses écarts…

Mais dans ce mystère, il existe une autre catégorie de chefs d’Etat qui laissent planer des doutes non pas sur leur santé physique mais leur état mental. Une situation invraisemblable qui naît de certains de leurs agissements au pouvoir. Au Bénin, c’est ce qui se dit dans la rue. Le Président Boni Yayi souffrirait de troubles mentaux. Une rumeur de longue date qui, s’est enflammée avec les affaires de tentative d’empoisonnement de Boni Yayi où il a été révélé que ce dernier est sous traitement antiépileptique. Mieux, les envolées lyriques de Boni Yayi teintées de parano, donnent du crédit à ces rumeurs qui, pour le moins reste à confirmer. Et ils sont bien nombreux ces béninois qui réclament des précisions sur l’état de santé mentale de Boni Yayi.  Des précisions qui ne viendront sans doute pas car le chef de l’Etat ayant subi des examens médicaux avant sa candidature, suivant les dispositions constitutionnelles du pays, où il a été juge apte à exercer le pouvoir d’Etat. Même si le médecin qui l’a scruté, reste un très proche de la famille présidentielle, qui a même fini ministre dans l’un de ses gouvernements, et actuellement à la tête d’un institut de promotion du genre.

Mais bien heureusement, la transparence sur l’état de santé des chefs d’Etat semble bien loin d’être un mythe seulement africain. De l’Europe aux Amériques en passant par la Russie et l’Asie, la sacralisation de la fonction présidentielle a pris le dessus sur la vie privée des chefs d’Etat…


Religion : L’Eglise Catholique toujours dans la tourmente des prêtes pédophiles.

Le pape François devant une foule de fidèles à Rome..
Le pape François devant une foule de fidèles à Rome..

Va-t-on vers l’abrogation de la Loi du silence au sein de l’Eglise Catholique ? Le Vatican est-il sous la menace de l’Organisation des Nations-Unies ? Autant de questions qui prennent tout leur sens depuis la sommation faite aux dignitaires de l’église catholique par la présidente du Comité des droits de l’enfant, la norvégienne Kristen Sandberg de traduire en justice les prêtres impliqués dans les actes pédophiles.

Décidément ! Pourrait-on bien s’exclamer. L’Eglise Catholique peine à s’extraire de la tourmente des révélations fracassantes sur les prêtres pédophiles. Malgré les mesures conservatoires prises par Vatican, l’affaire continue de faire des remous au sein de l’église. Et elle prend désormais l’allure d’une confrontation annoncée entre le Saint Siège et les Nations-Unies, du moins le Comité des droits de l’enfant. En effet, la présidente du comité reproche expressément aux responsables de l’église de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour lutter contre les abus sexuels, notamment sur mineurs de certains religieux. Une remontrance qui n’est visiblement pas du goût du Saint Siège qui pointe du doigt une ingérence des Nations-Unies dans ses affaires internes. Car l’Eglise Catholique est réputée pour sa loi du silence et ces nombreuses pratiques discrètes.

Mais c’est cette politique du Vatican face aux innombrables cas de pédophilie commis par les membres du clergé qui provoque la colère du comité des droits de l’enfant. Et le comité exige tout simplement que tous les présumés coupables d’abus sexuels au sein de l’église soient déférés devant la justice. En effet, il accuse le Vatican de violation des droits de l’enfant dans ces affaires de sévices sexuels. Bien que les injonctions n’aient en rien un caractère obligatoire, elles semblent marquer la rupture entre une longue pratique de couverture de l’église par les instances internationales.